Chirurgie du cancer du sein et reconstruction mammaire à Lyon
La chirurgie du cancer du sein répond aujourd'hui à des standards exigeants. À la sécurité carcinologique s'ajoutent la qualité du résultat esthétique, la limitation des séquelles fonctionnelles et la préservation de la qualité de vie.
À Lyon, cette activité s'inscrit au sein des Hospices Civils de Lyon, avec une prise en charge répartie entre le Sénopôle de l'Hôpital Femme Mère Enfant et le service de chirurgie plastique de l'Hôpital de la Croix-Rousse.
L'approche oncoplastique
Toute chirurgie du sein crée par nature une asymétrie. L'approche oncoplastique consiste à intégrer cette donnée dès la planification, en pensant ensemble le retrait de la tumeur, la reconstruction et l'équilibre des deux seins.
Cette approche permet de réduire la durée globale de la prise en charge, de limiter le nombre d'interventions, d'accélérer le retour à la vie normale, et d'assurer la continuité du parcours avec un interlocuteur unique, du diagnostic au suivi.
Elle suppose une double compétence en chirurgie plastique et en chirurgie sénologique, permettant de proposer l'ensemble des techniques disponibles, des gestes conservateurs aux reconstructions par lambeau libre microchirurgical.
Penser la reconstruction dès le départ
Quand elle est possible, la reconstruction immédiate donne le meilleur résultat esthétique : peau préservée, vaisseaux intacts, parcours raccourci.
La reconstruction par tissu autologue, qui utilise les propres tissus de la patiente, est la référence en termes de naturel et de durabilité. Le sein reconstruit est chaud, souple, et évolue avec le corps au fil du temps.
Le choix de la technique se construit en consultation, en fonction de la situation de chaque patiente.
Lieux d'exercice
L'activité s'inscrit au sein des Hospices Civils de Lyon, centre de référence pour la région Auvergne-Rhône-Alpes :
Une prise en charge multidisciplinaire
Chaque dossier est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) systématique : gynécologie, oncologie médicale, radiothérapie, radiologie, médecine nucléaire, anatomopathologie, kinésithérapie.
Les interventions
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Reconstruction par lambeaux locorégionaux : grand dorsal et grand dorsal muscle-sparing (MSLD)
Reconstruction par lambeau libre : DIEP et lambeau de la face interne de cuisse
Symétrisation controlatérale
Reconstruction du mamelon et de l'aréole
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Lipomodelage
Reprises de reconstruction
Prise en charge du lymphœdème du membre supérieur post-curage
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Foire aux questions
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Une consultation peut être prise directement, sans ordonnance ni lettre d'adressage préalable. Dans la majorité des cas cependant, les patientes sont adressées par leur gynécologue, leur oncologue ou leur médecin généraliste…
Un adressage facilite la transmission des documents médicaux utiles à la consultation. -
Oui, et c'est même recommandé. Une consultation préopératoire de chirurgie plastique avant la chirurgie du cancer permet de planifier la reconstruction dans le même temps que la mastectomie lorsque c'est possible, d'éviter une seconde intervention, et d'obtenir le meilleur résultat esthétique. Cette consultation peut être demandée dès l'annonce du diagnostic, en parallèle des autres étapes du parcours.
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Oui. La reconstruction mammaire après cancer du sein est intégralement prise en charge par l'Assurance maladie, qu'elle soit immédiate ou différée, par prothèse ou par lambeau autologue. Il n'y a pas de reste à charge pour la patiente dans le cadre d'un exercice public aux Hospices Civils de Lyon.
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Dans de nombreuses cas, oui. Le traitement conservateur — tumorectomie associée à une radiothérapie — est la référence pour les tumeurs qui s'y prêtent. L'approche oncoplastique permet d'étendre les indications du traitement conservateur en intégrant des techniques de remodelage du sein dès le geste d'exérèse, pour limiter les séquelles esthétiques. La décision dépend des caractéristiques de la tumeur, de la taille du sein et des préférences de la patiente, et est discutée en RCP.
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Il n'y a pas de délai maximum. La reconstruction peut être réalisée dans le même temps que la mastectomie (reconstruction immédiate) ou à distance, plusieurs mois ou plusieurs années après — y compris de nombreuses années après la fin des traitements. La reconstruction différée est parfois préférable lorsqu'une radiothérapie post-mastectomie est prévue. Le moment le plus adapté est discuté en consultation en fonction de la situation de chaque patiente.
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Non, mais elle en modifie les conditions. La radiothérapie altère la qualité des tissus irradiés et augmente le risque de complications sur les reconstructions par prothèse. Lorsqu'une irradiation est prévue ou a déjà eu lieu, une reconstruction par tissu autologue est souvent préférable car elle tolère mieux les effets de la radiothérapie. Chaque situation est évaluée individuellement.
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C'est une approche qui consiste à planifier ensemble, dès la première consultation, le retrait de la tumeur et la reconstruction du sein. Elle mobilise des techniques de chirurgie plastique pour remodeler le sein au moment même de l'exérèse tumorale, en limitant les séquelles esthétiques et en réduisant le nombre total d'interventions. Elle suppose une double compétence en chirurgie sénologique et en chirurgie plastique.
