Chirurgie plastique et esthétique à Lyon
Une spécialité, deux versants
La chirurgie plastique et esthétique est une spécialité médicale à part entière, dont le champ d'action s'étend de la reconstruction à la chirurgie esthétique : de la réparation d'une structure altérée par la maladie ou le traumatisme à la modification d'un aspect de l'apparence qui pèse sur l'image de soi. Ces deux versants sont distincts dans leur logique, mais portés par la même exigence : améliorer la qualité de vie du patient, avec rigueur et bienveillance.
À Lyon, j'exerce comme praticien hospitalier au sein du service de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique du Pr Ali Mojallal (Hôpital de la Croix-Rousse) et au Sénopôle de l'Hôpital Femme Mère Enfant, dans le cadre des Hospices Civils de Lyon.
Le versant reconstructeur
La chirurgie reconstructrice intervient lorsqu'une pathologie est en cause : cancer, traumatisme, malformation congénitale, séquelles de brûlures ou d'infection grave. L'objectif est de restaurer une forme, une fonction, une intégrité corporelle.
Ces actes s'inscrivent dans un cadre médical documenté et peuvent, selon les situations, faire l'objet d'une prise en charge par l'Assurance Maladie : reconstruction mammaire après cancer, correction d'une malformation auriculaire chez l'enfant, séquelles d'un amaigrissement massif, entre autres.
Le versant esthétique
La chirurgie esthétique s'adresse à des patients qui ne présentent pas de pathologie au sens médical du terme, mais souhaitent modifier un aspect de leur corps qui les gêne ou ne correspond pas à l'image qu'ils ont d'eux-mêmes. C'est une démarche personnelle et volontaire.
Elle n'entre jamais dans le cadre du remboursement, ni par l'Assurance Maladie, ni par les mutuelles. Les honoraires sont intégralement à la charge du patient, et un devis détaillé est remis à l'issue de la consultation.
En France, le chirurgien plasticien est le spécialiste légalement habilité à pratiquer la chirurgie esthétique. Sa formation lui permet d'exercer ces deux dimensions au sein d'une même pratique, une continuité qui nourrit une vision globale du corps et du soin.
La consultation
Chaque projet commence par une consultation sans engagement, au cours de laquelle sont discutés vos souhaits, les options disponibles, et les suites à envisager.
Pour les interventions à visée esthétique, un délai légal de réflexion de quinze jours est systématiquement respecté avant toute décision opératoire. Pour les autres interventions, chaque patient est vu au minimum à deux reprises avant la chirurgie, afin de laisser le temps de la réflexion et d'affiner les décisions.
Interventions
Foire aux questions
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Non. Les actes de chirurgie esthétique pure — réalisés sur un corps sain dans le but de modifier l'apparence — ne sont pas pris en charge par l'Assurance maladie ni par les mutuelles. Les honoraires sont intégralement à la charge du patient. Un devis détaillé est remis à l'issue de la consultation, avant toute décision. Certains actes à la frontière entre reconstruction et esthétique (réduction mammaire en cas de hypertrophie fonctionnelle, correction de séquelles d'amaigrissement massif, par exemple) peuvent en revanche faire l'objet d'une prise en charge partielle selon des critères précis — cela est discuté en consultation.
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La loi impose un délai de réflexion minimum de quinze jours entre la remise du devis signé et la date d'intervention. Ce délai ne peut pas être réduit, quelle que soit la situation. Il s'applique à toutes les interventions à visée exclusivement esthétique.
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Pour les interventions esthétiques, au minimum deux consultations sont réalisées avant la chirurgie — la première pour discuter du projet et remettre le devis, la seconde pour confirmer la décision et finaliser les modalités opératoires. Pour les actes reconstructeurs, le nombre de consultations préopératoires varie selon la complexité du dossier.
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Cela dépend du geste. Certaines interventions courtes peuvent être réalisées sous anesthésie locale ou locorégionale. La majorité des actes chirurgicaux (rhinoplastie, lifting, abdominoplastie, reconstruction, etc.) nécessitent une anesthésie générale. Le type d'anesthésie est discuté en consultation préopératoire avec le chirurgien, puis confirmé lors de la consultation d'anesthésie obligatoire.
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Oui, et c'est une démarche tout à fait légitime. Une consultation pour second avis — qu'il s'agisse d'évaluer un projet esthétique ou de discuter d'une indication reconstructrice — est possible sans condition particulière.
