La prise en charge du cancer du sein à Lyon repose sur une organisation multidisciplinaire. Elle associe l'imagerie sénologique, l'anatomopathologie, la médecine nucléaire, la chirurgie oncologique, l'oncologie médicale, la radiothérapie, l'oncogénétique et la gynécologie médicale.
La chirurgie constitue un pilier essentiel du traitement. Elle est réalisée au sein du Sénopôle, un centre du sein spécialisé des Hospices Civils de Lyon. Ce centre est une référence pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, garantissant une coordination étroite entre les différentes disciplines et une prise en charge conforme aux recommandations nationales et internationales.
Formé à la chirurgie oncologique du sein et aux techniques de reconstruction mammaire, le Dr Guillaume Henry participe à la prise en charge du cancer du sein à Lyon au sein du Sénopôle des Hospices Civils de Lyon. Cette double expertise permet d'anticiper les enjeux carcinologiques et reconstructeurs dès la planification chirurgicale, d'optimiser les résultats esthétiques et fonctionnels et de limiter certaines étapes chirurgicales secondaires au cours du parcours de traitement.
Notre équipe prend en charge les patientes de Lyon et de toute la région pour :
L'objectif est d'assurer une sécurité carcinologique optimale tout en préservant, lorsque cela est possible, l'harmonie mammaire, la fonction et la qualité de vie.
Lorsque les critères oncologiques le permettent, un traitement conservateur est privilégié.
La tumorectomie consiste à retirer la tumeur avec des marges de sécurité adaptées, tout en préservant le reste du sein. Cette stratégie assure un contrôle local optimal tout en maintenant l'intégrité mammaire.
La chirurgie oncoplastique associe l'exérèse tumorale à un remodelage immédiat du sein. Cette approche optimise le résultat esthétique tout en respectant strictement les impératifs oncologiques. Un geste de symétrisation controlatérale peut être proposé selon la morphologie et le volume mammaire.
Une radiothérapie complémentaire est le plus souvent indiquée après une chirurgie conservatrice afin de réduire le risque de récidive locale.
Lorsqu'une conservation mammaire n'est pas indiquée (tumeur volumineuse, multifocale, récidive ou choix éclairé de la patiente), une mastectomie totale peut être nécessaire.
Selon la situation :
Ces décisions sont discutées en réunion de concertation pluridisciplinaire.
En cas de prédisposition génétique (BRCA1, BRCA2, PALB2 ou autres mutations identifiées), une mastectomie prophylactique de réduction de risque peut être proposée.
Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une consultation d'oncogénétique spécialisée et repose sur une évaluation individualisée du risque.
La chirurgie mammaire est fréquemment associée à un geste axillaire visant à évaluer l'atteinte ganglionnaire :
Ces décisions sont conformes aux recommandations en vigueur et validées en réunion de concertation pluridisciplinaire.
La reconstruction mammaire peut être réalisée immédiatement lors de la mastectomie ou de manière différée, après la fin des traitements complémentaires (notamment la radiothérapie).
Elle vise à :
tout en respectant les impératifs oncologiques.
Plusieurs techniques peuvent être proposées en fonction :
On distingue deux grandes familles de reconstruction mammaire :
1. La reconstruction autologue, qui utilise les propres tissus de la patiente (peau et tissu graisseux ou musculaire prélevés sur une autre région du corps) afin de reconstruire le sein.
2. La reconstruction par prothèse mammaire, qui utilise un implant (corps étranger) pour restaurer le volume du sein.
Le choix de la technique est discuté au cas par cas lors de la consultation, en tenant compte des caractéristiques médicales de la patiente et de ses attentes.
Pour accompagner la réflexion des patientes, la Haute Autorité de Santé met à disposition un guide d'information dédié à la reconstruction mammaire :
👉 https://www.has-sante.fr/jcms/p_3351382/fr/reconstruction-mammaire-de-la-reflection-a-la-decision
La reconstruction mammaire par lambeau libre repose sur le transfert microchirurgical de tissus vascularisés de la patiente vers la région thoracique.
Cette technique nécessite :
Les taux de succès rapportés dans les centres spécialisés dépassent 95 à 98 %.
Le lambeau DIEP (Deep Inferior Epigastric Perforator) constitue aujourd'hui une référence en reconstruction mammaire autologue.
La reconstruction par lambeau DIEP s'inscrit dans une organisation spécialisée en microchirurgie mammaire.
Lorsque la région abdominale n'est pas disponible ou que le volume mammaire recherché est plus modéré, une reconstruction mammaire par lambeau de la face interne de cuisse peut être proposée.
Cette technique consiste à prélever peau et tissu graisseux de la face interne de la cuisse, parfois associés au muscle gracile, afin de reconstruire le volume mammaire par transfert microchirurgical de tissus vascularisés.
Les lambeaux de cuisse représentent une alternative fiable au lambeau DIEP, particulièrement adaptée aux patientes :
Le tissu graisseux de la face interne de cuisse possède une consistance souple et malléable, proche du tissu mammaire, permettant d'obtenir un résultat naturel.
Le lambeau TUG ou TMG est prélevé transversalement au niveau de la face interne de la cuisse, dans le pli sous-fessier.
Il comprend :
Ce lambeau permet de reconstruire un sein de volume modéré avec une cicatrice généralement dissimulée dans le pli sous-fessier.
Le lambeau PAP repose sur les perforantes de l'artère profonde de la cuisse.
Il permet un prélèvement cutanéo-graisseux sans prélèvement musculaire, limitant les séquelles fonctionnelles.
Cette technique constitue aujourd'hui une alternative moderne au lambeau TUG.
D'autres lambeaux libres peuvent être proposés selon les situations :
Le choix dépend :
Le lambeau pédiculé du grand dorsal constitue une technique fiable de reconstruction mammaire autologue.
Il peut être indiqué notamment :
Cette technique utilise les tissus du dos (muscle grand dorsal et tissu graisseux) transférés vers la région thoracique en conservant leur pédicule vasculaire.
Dans de nombreux cas, cette reconstruction peut être associée à un implant ou optimisée par lipofilling.
Lorsqu'il existe un excès cutanéo-graisseux dorsal favorable, une reconstruction par muscle-sparing latissimus dorsi peut être réalisée.
Dans cette technique :
Cette approche permet :
Lorsque l'excès cutané dorsal est plus limité, une variante appelée short-scar latissimus dorsi peut être proposée.
Elle permet :
La reconstruction mammaire par implant est une option fréquemment proposée. Elle consiste à restaurer le volume du sein à l'aide d'une prothèse mammaire.
Cette technique présente plusieurs avantages :
Un expandeur temporaire peut être mis en place afin de permettre une expansion progressive de la peau thoracique avant la pose d'un implant définitif.
Cet expandeur est progressivement rempli en consultation afin d'augmenter le volume cutané disponible.
Lorsque les conditions locales le permettent, l'implant peut être positionné immédiatement après la mastectomie.
Il peut être placé :
Le choix de la technique dépend notamment de la qualité des tissus, des traitements reçus et de l'anatomie de la patiente.
Comme toute intervention chirurgicale, la reconstruction par implant comporte certains risques :
L'implant n'étant pas un dispositif définitif, un remplacement secondaire peut être nécessaire au cours de la vie.
Le lipofilling mammaire consiste à prélever de la graisse sur certaines zones du corps (abdomen, cuisses ou hanches) afin de la réinjecter dans le sein.
Cette technique constitue aujourd'hui un outil complémentaire important en reconstruction mammaire.
Le lipofilling peut permettre de :
Plusieurs séances peuvent être nécessaires afin d'obtenir un résultat stable et harmonieux, car une partie de la graisse injectée est naturellement résorbée.
Dans certaines situations sélectionnées, le lipofilling peut également constituer une technique de reconstruction mammaire exclusive. Cette approche nécessite généralement plusieurs interventions successives, un volume mammaire à reconstruire limité et des réserves graisseuses suffisantes.
Le lipofilling est également utilisé pour traiter certaines séquelles d'un traitement conservateur du cancer du sein, notamment des dépressions, asymétries ou zones de fibrose après radiothérapie.
Lorsqu'une reconstruction mammaire est réalisée sur un seul sein, il peut exister une différence de forme, de volume ou de position entre les deux seins.
Dans ce cas, une symétrisation mammaire peut être proposée afin d'obtenir un résultat plus harmonieux.
Cette intervention consiste à adapter le sein non opéré pour qu'il s'accorde au mieux avec le sein reconstruit.
Selon les situations, plusieurs techniques peuvent être envisagées :
L'objectif est de repositionner le sein, d'améliorer sa forme et d'ajuster son volume afin d'obtenir une silhouette plus équilibrée.
Ces gestes peuvent être réalisés au même moment que la reconstruction mammaire ou dans un second temps, selon le projet chirurgical.
Comme toute intervention chirurgicale, la symétrisation mammaire comporte certains risques (hématome, infection, cicatrisation parfois plus longue). Toutefois, il s'agit de techniques bien maîtrisées qui permettent le plus souvent d'améliorer significativement l'harmonie du résultat final.
La reconstruction de l'aréole et du mamelon constitue l'étape finale de la reconstruction mammaire.
Plusieurs options sont possibles :
Cette étape participe fortement à la satisfaction globale et à la restauration de l'intégrité corporelle.
La prise en charge du cancer du sein et la reconstruction mammaire s'inscrivent dans une organisation spécialisée, intégrant expertise oncologique, microchirurgie et suivi multidisciplinaire.
Cette approche permet d'accueillir des patientes adressées depuis Lyon et l'ensemble de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour des reconstructions complexes, notamment par lambeau DIEP.
Les médecins souhaitant un avis spécialisé ou une prise en charge en chirurgie du cancer du sein et reconstruction mammaire peuvent contacter le service.
Après réception de la demande, les patientes sont convoquées par le secrétariat pour une consultation spécialisée, pouvant être associée, si nécessaire, à une consultation d'imagerie sénologique.
Elles sont ensuite intégrées dans un parcours coordonné multidisciplinaire au sein du Sénopôle des Hospices Civils de Lyon, avec discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire, conformément aux recommandations en vigueur.
La chirurgie du cancer du sein à Lyon est réalisée au sein du Sénopôle des Hospices Civils de Lyon, dans le cadre d'un parcours multidisciplinaire coordonné.
Le Dr Guillaume Henry, chirurgien plasticien à Lyon, intervient notamment pour les gestes d'oncoplastie et de reconstruction mammaire.
Dans certains centres spécialisés, le chirurgien peut être formé à la fois à la chirurgie oncologique du sein et aux techniques de reconstruction mammaire.
Cette double expertise permet d'anticiper les enjeux carcinologiques et reconstructeurs dès la planification de l'intervention, notamment lorsqu'une reconstruction immédiate est envisagée.
Elle peut contribuer à optimiser les résultats esthétiques et fonctionnels, à limiter certaines étapes chirurgicales secondaires et à améliorer la cohérence du parcours de soins.
À Lyon, la prise en charge du cancer du sein est organisée de manière multidisciplinaire au sein du Sénopôle des Hospices Civils de Lyon, avec discussion systématique des dossiers en réunion de concertation pluridisciplinaire.
Lorsque les critères oncologiques le permettent, un traitement conservateur par tumorectomie peut être proposé.
La chirurgie oncoplastique associe l'exérèse tumorale à un remodelage immédiat du sein afin d'optimiser le résultat esthétique tout en respectant la sécurité carcinologique.
Non. La reconstruction mammaire après cancer du sein est un choix personnel.
Elle peut être réalisée immédiatement lors de la mastectomie ou de manière différée, parfois plusieurs mois ou années après la fin des traitements.
La reconstruction mammaire peut être réalisée :
Le choix dépend des traitements reçus (notamment la radiothérapie), de la morphologie et du projet de la patiente.
Oui. La reconstruction mammaire après radiothérapie est possible.
Les techniques autologues par lambeau libre (microchirurgie) sont souvent privilégiées dans ce contexte, car elles apportent des tissus bien vascularisés et durables.
Oui. La reconstruction mammaire après cancer du sein est prise en charge par l'Assurance Maladie lorsqu'elle s'inscrit dans le cadre d'une pathologie oncologique.
La durée d'intervention varie selon la technique :
L'hospitalisation peut être de quelques jours, parfois plus courte selon les situations.
L'objectif de la reconstruction mammaire est de restaurer un volume et une forme harmonieuse, dans le respect de la symétrie et de la morphologie.
Des retouches secondaires (lipofilling, symétrisation) peuvent être proposées pour optimiser le résultat.
Oui. Les patientes peuvent être adressées pour un avis spécialisé en chirurgie du cancer du sein et reconstruction mammaire afin d'intégrer un parcours multidisciplinaire au sein du Sénopôle des Hospices Civils de Lyon.